Voilà, je crois que maintenant, c'est officiel: Je suis une grosse gourde (c'est moche comme mot quand même ''gourde'' non?). Vraiment vraiment... Tout ca parce qu'il m'est impossible de me tenir à mes précautions. Je me fais pleins de règles à respecter, mais quand le moment arrive et qu'il me faut les appliquer, généralement, ca ne marche pas. Je n'en fais qu'à ma tête. Exemple: Je m'étais jurée de garder mes distances avec Jean. Mais laissez moi tout vous raconter depuis le début:
Hier soir, c'était le soir qu'Eléonore et Jean s'étaient fixés pour se faire un plan. Jean allait amener 2/3 amis à lui (chez qui il logeait) et Eléonore venait avec moi (d'ailleurs, très fin le "oh, au fait je suis avec Juliette" avec la réponse "nooon c'est vraaai?"). J'avais déjà tout réglé côté jefaisquoi, avec Eléonore nous avions longuement réfléchie quant à l'attitude à adopter. J''avais prévue d'être cool, normale, mais rien de plus: une soirée simplement amical.
On est arrivé à l'heure, on a salué tout le monde, on a commencé à discuter tout ensemble, tout était ok. Jusque là. Après, c'est carément partie en n'importe quoi. Et le pire c'est que ca n'est même pas moi qui ai commencé.
Eléonore et Gauvin (qui semblait très bien s'entendre depuis le début) ont disparus. C'est 1/2 heure plus tard qu'on les a retrouvés completement torchés (à quoi, aucune idée) sur la plage, en train de se faire engueuler par un type en vert qui semblait surveiller les alentours. Un type que j'avais pas remarqué jusque là a commencé à crier des trucs incompréhensibles, et a finit par se battre avec le mec en vert. Au loin, on a vu d'autre mecs en verts se ramener, donc Eléonore, Jean, Gauvin et moi, on s'est taillé.
Sur ce, on est tombé sur (je suis une vraie chanceuse, je vous jure) mon ami du train, qui était en train de faire je sais pas trop quoi avec toute une bande de bgdu75 (vision assez marrante je dois dire), qui m'a direct reconnu. Il devait être bien, puisqu'il a commencé à me crier un monologue ultra long auquel j'ai rien compris (je devais pas être la seule, vu les regards ahuris qu'il s'est ramassé), et puis à la fin, en voyant que personne comprenait rien, il m'a traité de connasse. Ce que je n'ai apprecié.
On est rentré chez Gauvin assez mal en point je dois dire. J'imagine qu'on s'est soignés mutuellement, et puis après on est ressorti. Après, qu'ai je fait, où, je n'en ai AUCUNE IDEE. Vraiment. Tout ce dont je me souviens, c'est que je me suis réveillée chez Gauvin, dans un lit vachement mal foutu, avec un super mal de dos. Et quand je me suis retournée, histoire de voir où je me situais, inutile de préciser que Jean dormais juste à côté de moi.
Vous ne pouvez pas savoir le gigantesque "putain" que j'ai réprimé. A la place j'ai essayé de m'extirper du lit sans réveiller Jean, ce qui bien sur n'a pas marché. Il s'est réveillé direct, un peu comme si on lui avait donné le signal que j'essayais de ne pas le réveiller. Alors moi, maligne comme je suis, la seule chose que j'ai trouvé à faire quand j'ai vu qu'il commencait à s'éveiller, c'est faire semblant de dormir. Un peu comme un enfant de 6 ans aurait fait. Le pire, c'est qu'au début j'ai cru que ca avait marché.. jusqu'à ce que j'entende la voix de Jean faire "Je sais que tu ne dors pas". Et là, chose extremement étrange, il m'a pris dans ses bras et m'a dis un truc gentil, et croyez moi, venant de sa part, ca relève de l'exploit.
Je me suis alors laissée faire. Quitte à se mettre dans la merde, autant qu'on y soit à fond. Parce qu'il est évident que je n'allais pas ressortir avec lui, même si lui devait penser le contraire, puisque quand il a vu 9 heure s'afficher sur son réveil, il est parti en trombe pour son train en me spécifiant de l'appeler avec un air stupide et niais scotché sur son visage.
Du coup je me suis levée vachement tôt. J'ai apercu Gauvin et Eléonore dans un coin. Et vu qu'au bout d'un moment j'en avais marre d'attendre, je suis allée faire un tour, histoire de me changer les idées.
Quand je suis revenue, ils s'étaient réveillés (avec aparement un mal de tête assez impressionant). Avec Eléonore, on est rentré chez elle, et on s'est finalement recouchées.
Voilà, cette fois je ne terminerais pas avec une question super existencielle, juste avec un sentiment assez bizarre et impossible à déterminer.